Le Président de la République serait prêt à quitter la table du G20 s'il n'obtenait pas des véritables avançées en matière de régulation et en particulier la suppression des paradis fiscaux. Qui peut être contre cela? Personne. Est ce que la position et les déclarations du Président Sarkozy sont crédibles? Pas le moins du monde. Sa stratégie est claire : tout faire pour apparaître comme le sauveur et tenter d'éclipser Barack Obama. Mais ce n'est la seule raison. Il semble, en effet, clair que Nicolas Sarkozy cherche d'abord à ne pas parler de plan de relance. Le plan français et globalement les plans européens sont très faibles au regard des besoins. Il est d'ailleurs surprenant que le volontarisme du président Sarkozy ne se traduise pas par un plan solide.
Son objectif est donc simple : masquer les faiblesses de sa politique et déplaçant le débat sur les questions de régulation. Oui il faut de la régulation mais il faut aussi mettre en place des moyens pour sauvegarder l'essentiel pendant cette crise. Nous ne le faisons pas en France et nous le paierons cher à la sortie. Quelle puissance, quelle crédibilité, quel développement pouvons nous espérer si l'essentiel de notre tissu industriel s'effondre?
Il faut une forte relance, des mesures d'assainissement du système financier (bad bank) et poser des bases de régulation forte. Il faut l'ensemble comme ne cesse de le dire Dominique Strauss Kahn. L'un sans les autres serait sans aucune efficacité.
Il faut aussi une crédibilité. Quelle est celle de Sarkozy sur les questions de régulation? La question des paradis fiscaux est édfiante. Toutes les banques françaises aidées par le gouvernement ont des filiales dans les paradis fiscaux. Pour quelles raisons n'a t'on pas assorti le plan de soutien aux banques de conditions demandant l'arrêt des activités offshore de ces banques?
Avant de donner des leçons aux autres, et en particulier à Barack Obama, il faut se regarder soi même. Le Président Sarkozy frole le ridicule et avec décrédibilise la parole de notre pays.
Micael