L'impensable s'est produit. Chrysler a déposé son bilan. General Motors en ai pas loin mais le symbole est trop fort pour que l'Etat américain laisse tomber l'entreprise la plus lié dans l'esprit des citoyens à la puissance industrielle américaine. Tout a une fin. Les entreprises n'échappent pas à cette règle. Il n'est pas anodin que ces entreprises pourtant centenaire symbolisent, encore plus que les banques, la crise de système que nous traversons. Quelques analyses expliqueront encore que ce n'est pas la première fois que les USA sont frappés par des faillites spectaculaires. Ce fut le cas il y e encore quelques années dans les compagnies aériennes. General a déjà été en quasi faillite il y aussi quelques années et s'est revelé très vite. Mais là, il y a quand même comme une odeur de nouveau monde. C'est toute notre relation à la voiture qui change, le symbole de liberté, d'ouverture au monde, de réussite social devient un fardeau qui oblige des arbitrages sur le budget supermarché. Le 4x4 qui pouvait faire la fierté de leurs propriétaires devient la marque des pollueurs. Bientôt ce sera presque honteux de chercher son enfant à l'école avec. Un nouveau monde... Qui aurait imaginé qu'une entreprise traversant des difficultés financières, des difficultés de succession, des difficultés stratégiques puissent aujourd'hui être en position de force pour restructurer l'industrie automobile mondiale. C'est bien de Fiat dont nous parlons. Alors que l'Italie s'enfonce dans le berlusconisme et dans la crise totale (quand on en arrive à présenter des starlettes à des élections, c'est que ça va mal), voilà son fleuron industriel qui passe à l'action... Finalement, rien n'est jamais terminé, l'histoire continue et la vrai différence ce sont souvent les hommes qui la font. Il n'y a pas de secteurs perdus mais juste des entreprises, c'est un fait. Il est peut être temps pour certains de nos dirigeants de se replonger dans certains traités de stratégie et de comprendre que le monde peut avancer sans nous si l'on n'y prends pas garde.
Micael
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