Omar est mort. Omarémor. Non, pas de contrepétries derrière cette petite phrase mais l’histoire, la Grande Histoire qui s’écrit. Celle qui nous fait remonter le temps pour arriver à l’époque de la décolonisation où, enfin, la France donnait accès à la liberté aux peuples africains. Une liberté, belle, pleine de symbole. Omar était de ces symboles, champion de la Démocratie. Grand Omar. Très grand. Enfin si on en croit Roland Dumas, Jacques Chirac et tous les amoureux de l’Afrique, tellement amoureux et passionnés qu’ils inventèrent ce beau mot de françafrique. On aime tellement le continent noir qu’on le mêle à notre patrie, la France. Dans un pays de littérature comme le nôtre, le sens est beau.
La Grande Histoire de l’affrontement des titans politiques. Oui, vous l’avez compris, je parle de Valérie Giscard d’Estaing et de Jacques Chirac. Le second aurait bénéficié du soutien financier du leader du Gabon libre. Entre hommes de droit, où est le problème ? Giscard avait une préférence pour les richesses des sols, Chirac pour la grandeur des hommes. Chacun sa voie.
Mais, pour finir cet hommage, comment après ce drame, ne pas parler capitalisme. Depuis quelques mois, les plus grands leaders du monde libre appelle à la régulation du capitalisme. Omar était, là encore, précurseur. Comment oublier la magnifique épopée régulatrice d’Elf Gabon. Quel autre exemple de mise en respect du marché par la politique qu’Elf Gabon ? Quelle prétention de la part d’Obama de ne pas s’inspirer d’un modèle qui a fait ses preuves.
Omar est mort. C’est triste.
Micael
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