La F1 vit un moment charnière de son histoire. L'ere Schumacher avait fait de la F1 une industrie totale dans laquelle aucun détails ne doit être laissés au hasard. Depuis le départ du septupple champion du monde, la F1 vit une période de transition. Cette période doit finir et la F1 doit se stabiliser dans un nouveau contexte financier et sociologique faute de quoi elle peut disparaitre. La crise en cours entre les constructeurs et la FIA est l'illustration des interrogations existentielles de ce sport automobile. Le contexte est bouleversé par le croisement des préoccupations écologiques, du crash de la finance et des nouvelles relations des consommateurs à leur voiture. Les constructeurs présents veulent pouvoir continuer d'utiliser la F1 pour leur R&D et leur image de marque, les tenanciers de la F1 (Bernie and co) veulent continuer à gagner beaucoup d'argent en multipliant le spectacle et donc en baissant le cout d'acces de la discipline pour attirer de nouvelles équipes et minimiser le poids des grands constructeurs. Cette lutte de pouvoir peut être bénéfique si l'ensemble des acteurs arrivent à définir un nouveau modèle qui permette de diminuer les couts, de favorser les innovations écologiques (matériaux, consommation, hybride avec le KERS...), d'anticiper la chute des financements des marques traditionnelles comme les cigaretiers et de rapprocher les voitures pour que les téléspectateurs ne s'endorment pas au bout de 5 mn de course. Ce nouveau modèle ne peut pas être conçu sérieusement par Max Mosley ou Bernie Ecclestone qui devraient laisser leur place. De l'autre coté, les constructeurs doivent comprendre qu'il faut baisser le cout d'acces de la F1et que ce sport ne peut leur appartenir.
Résultat pendant l'été... Au pire, il nous restera toujours les 24h du Mans.
Micael
comment ça au pire ???
Rédigé par: patricia | mercredi 24 juin 2009 à 14:46