Les derniers chiffres de l’INSEE peuvent redonner espoir. La croissance surprise au deuxième trimestre et le ralentissement des destructions d’emplois dans le secteur marchand sont des bonnes nouvelles. Tout le monde, quelque soit son bord politique a envie de croire que nous allons sortir de cette période de régression.
Pour autant, nous pouvons avoir des doutes sur la durabilité de cette reprise qui risque plus de s’apparenter à un feu d’artifice mouillé. Ces derniers chiffrent justifient les propos de tous ceux qui considèrent que nous avons besoin de nouveaux plans de relance.
Une partie de l’origine de ces petits pics positifs est, en effet, à chercher dans le début de l’impact des différents plans mis en place dans les grands pays qui influent l’économie mondiale du Japon aux USA en passant par l’Allemagne mais aussi par une bonne tenue de la consommation s’expliquant par une inflation maitrisée (pour le moment). C'est un peu caricatural mais pour le dire vite le prix de l'essence et des matières premières ont repris une place normale dans le panier de la ménagère.
Ces pics de croissance risquent cependant de ne pas se prolonger car l'inflation pourraient croitre dans les mois qui viennent car il faudra bien rembourser nos dettes mais surtout parce que les différents plans nationaux restent nettement insuffisants et s’appuient sur des mesures qui vont bientôt s’arrêter telle que la prime à la casse automobile. L’urgence est de préparer des nouveaux plans de relance coordonnés pour maintenir un niveau d’activité à court terme qui permettent d’envisager les nouveaux investissement nécessaires pour poser les bases d’un nouvelle économie.
La France en a besoin particulièrement car l'emploi restent dans une situation catastrophique et qu'à moyen terme la plupart des points faibles de notre économie sont toujours là : inégalités sociales, faibles revenus salariaux, industrie en chute de compétitivité, système fiscal injuste, échecs scolaires, universités en difficultés…
Micael
PS : je vous recommande la lecture de la tribune de J. Stieglitz dans Les Echos :
http://www.lesechos.fr/info/france/020101836284-stimuler-l-economie-ou-perir.htm
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