Je reviens de quelques jours en Roumanie à Bucarest pour une journée et à Sibiu, notre ville jumelée pour trois jours. La Roumanie est l’un des pays les plus touchés par la crise économique en Europe après les trois états baltes. Pourtant, la principale surprise de ce voyage est d’arriver dans des villes très proches des notres. Ces villes donnent le sentiment de s’être totalement tournées vers l’avenir. Les traces de la dictature restent pourtant encore très présentes et pour longtemps. Le palais du peuple, œuvre tragique et démentiel a aspiré prés de 40% des richesses de la Roumanie chaque année de sa construction. 20 000 ouvriers dont une part en ont laissé leur vie sur ce chantier terrifiant. Le centre de Sibiu est moins pesant. Aucun dépaysement par rapport à notre centre ville rennais. Une ville aussi en marche, même ralentie par la crise. Une ville où l’on sent une stratégie globale de développement qui a pris pour appui autant la dimension culturelle qu’économique. L’intégration dans l’Union Européenne a été un levier puissant. Ce n’est pas qu’une question d’argent européen mais bien aussi un maire qui a eu une vision pour sa ville. Au moins pour ce que l’on en a vu. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si l’on parle de M Lohannis pour être un potentiel premier ministre.
Evidemment, la Roumanie n’est pas encore à notre niveau de vie en dehors de quelques centres villes mais on sent qu’elle avance. Certes, il y a surement à faire du coté de la cohérence de l’aménagement mais combien de temps avons-nous mis en France pour créer des SCOT ? Certes, il semble que l’administration ne soit pas encore totalement réformé comme l’explique le FMI. Oui, la puissance industrielle est surement à consolider. Pour autant, il serait dommage que le FMI ne verse pas les 2 milliards dont le pays a besoin.
Micael
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