Bonjour à tous,
Francois Hollande a annoncé son projet pour l'éducation. Le constat est alarmant. Les classements PISA sont de plus en plus mauvais et font de la France un pays très moyen. 150 000 jeunes sortent chaque année de l'école sans qualification. Le taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans est passe de 30% à10% alors que cette période est essentielle! Le chômage des jeunes atteint des records. Ces chiffres annoncent un appauvrissement de la France à moyen-terme. Un déficit en éducation finit toujours par un déficit de développement. Alors que faut il faire? Être dans l'incantation? Refuser l'idée de mettre des moyens financiers au motif qu'il y a moins d'élèves? À ce propos, il est quand même surprenant que la réflexion ne soit pas de profiter de cette baisse de la démographie pour donner encore plus et accroitre le capital savoir de ces jeunes.
Francois Hollande a avancé des propositions dont celle de creer 60 000 emplois dans l'education sur les 5 ans qui viennent. Et là quelle surprise de voir les critiques s'abattrent sur ces propositions. Un pays comme le France n'aurait pas les moyens de definir l'education comme la priorité? Une mesure à 500 millions la premiere annee, c'est à dire moins couteux que le bouclier fiscal serait innaccessible? Francois Hollande serait devenu le chantre de la depense publique sans limites... Certains annoncent meme, Francois Bayrou pour ne pas le citer, que c'est le debut de la fin pour sa campagne pour ce qui serait une "erreur de cohérence". Rappelons à toutes fins utiles que depuis le début de sa campagne, Francois Hollande a mis la jeunesse au coeur de son projet. Il est donc parfaitement coherent qu'il fasse des propositions ambitieuse pour l'école! Les incoherents sont plutot tous ceux qui nous expliquent que l'education est essentielle mais qui n'ont pas le courage de faire des propositions radicales. Par ailleurs, il ne s'agit pas d'augmenter la fonction publique mais bien de prioriser les recrutements.
De plus la loi de programmation sur l'education qui proposera ces creations de poste, exigera des contreparties de l'Education nationale et des enseignants sur la base d’un contrat d’objectifs : amélioration des résultats dans l'apprentissage des savoirs fondamentaux (lecture, écriture, calcul), réduction du nombre de redoublements, plus grande sécurité dans les établissements, adaptation des rythmes scolaires aux besoins des enfants.
Il ne s'agit pas de donner des moyens pour le plaisir de donner des moyens, mais pour améliorer notre système éducatif et pour redonner des perspectives d’avenir à nos enfants.
Micael